Comment les maladies cardiaques diffèrent chez les hommes et les femmes

Jusqu’à récemment, les essais cliniques sur les maladies cardiaques avaient tendance à être biaisés en faveur des hommes. Pourtant, l’expérience de la maladie chez les femmes et les réactions aux interventions thérapeutiques sont souvent très différentes.

Dans un point de vue publié dans le JAMA, les chercheurs notent que les médecins reçoivent «un enseignement formel minimal sur ces différences sexuelles, mais l’incorporation d’informations spécifiques au sexe dans la pratique clinique améliorera les soins aux patients».

Ils mettent en évidence un certain nombre de différences biologiques dans le métabolisme des médicaments et le risque cardiovasculaire:

Les femmes ont des risques plus élevés d’AVC associé à la fibrillation auriculaire, de mortalité liée à l’AVC et de récidive de fibrillation auriculaire après l’ablation;

La plupart des facteurs de risque de maladie coronarienne sont similaires chez les hommes et les femmes, mais le diabète est un facteur plus important chez les femmes;

Les femmes sont plus susceptibles d’avoir la dyspnée ou d’autres symptômes atypiques d’infarctus du myocarde, et sont moins susceptibles que les hommes de signaler un inconfort thoracique;

Les tests de stress standard ont une sensibilité et une spécificité plus faibles chez les femmes pour lesquelles l’échocardiographie de stress est préférée;

L’insuffisance cardiaque due à un dysfonctionnement diastolique (fraction d’éjection préservée) est plus fréquente chez les femmes;

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) réduisent davantage les événements cardiovasculaires chez les hommes que chez les femmes, mais les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA) sont tout aussi efficaces chez les deux sexes;

Les effets indésirables de la warfarine (saignement), des inhibiteurs de l’ECA (toux) et des statines (myalgies et risque de diabète) sont plus fréquents chez les femmes;

L’aspirine tend à réduire le risque d’accident vasculaire cérébral chez les femmes et l’infarctus du myocarde chez les hommes.

Source: JAMA