Tabagisme passif

Rédacteur — Les questions soulevées au sujet de la validité des données rapportées par Enstrom et Kabat remettent en question l’adéquation du examen par les pairs et la rédaction du document au BMJ.1 Apparemment, aucun expert en recherche sur les effets du tabagisme passif sur la santé n’a participé à l’examen de ce document. Dans un domaine aussi complexe que celui-ci, auquel ont été consacrés des rapports massifs2,3 &#x02014, une ou plusieurs personnes ayant une expertise épidémiologique et une connaissance approfondie de la littérature sur ce sujet auraient dû être impliquées dans la revue de cet article. L’obligation de trouver un tel réviseur est renforcée lorsque l’on considère les conflits d’intérêts des auteurs et le fait que le document conteste une masse considérable de preuves dans un domaine d’importance énorme pour la santé publique. Le communiqué de presse du BMJ pour cet article a été écrit par l’industrie du tabac. Il fait référence au débat déjà controversé sur l’impact du tabagisme passif sur la santé ” et surtout perroquets les vues d’Enstrom et de Kabat. Dans ses huit paragraphes, la publication attribue trois mots aux limites de l’étude toxoplasmose. Le coup de grue est que la publication ne mentionne pas les conflits d’intérêts des auteurs. Ce problème n’est pas unique au BMJ. Une analyse des communiqués de presse publiés par sept revues médicales (y compris le BMJ) comprenait 23 études financées par l’industrie; Seulement 22% des communiqués de presse correspondants ont révélé la source de financement.4