Un traitement intensif aide les patients atteints de diabète de type 2 mal contrôlé

Question de recherche Un traitement intensif et un soutien peuvent-ils aider les patients atteints de diabète de type 2 mal contrôlé à atteindre les objectifs fixés par l’Association canadienne du diabète? soins standard sur une année, mais les gains ont été perdus peu après la fin de l’étude Pourquoi les auteurs ont-ils fait l’étude? Les lignes directrices américaines et canadiennes recommandent que les personnes atteintes de diabète de type 2 soient gérées par une équipe multidisciplinaire offrant un traitement médicamenteux, un mode de vie et des conseils diététiques adaptés à chaque patient et intensifiés en fonction de la réponse. Ces auteurs ont voulu tester formellement cette stratégie en la comparant aux soins standards. Plus précisément, ils voulaient savoir si une stratégie intensive aiderait les patients atteints de diabète mal contrôlé à atteindre les objectifs de contrôle de l’hémoglobine A1C, de la tension artérielle et des lipides sériques établis par l’Association canadienne du diabète. Qu’ont-ils fait? Soixante-douze patients atteints de diabète mal contrôlé ont participé à un essai randomisé comparant un ensemble de soins intensifs dispensés par une équipe multidisciplinaire avec des soins standard dispensés par un médecin de premier recours ou un endocrinologue, ou les deux. Les participants avaient une concentration sérique moyenne d’hémoglobine A1C de 9%. La plupart étaient obèses; beaucoup étaient hypertendus. Trente-six patients ont eu le traitement intensif, qui comprenait des consultations mensuelles en face à face, un programme d’exercice, un régime alimentaire, l’éducation et l’optimisation des traitements médicamenteux pour le diabète, l’hypertension et la dyslipidémie. Les 36 autres patients ont reçu des soins standard de leur médecin ou de leurs médecins habituels, ainsi que des conseils généraux de l’équipe de recherche lors de leurs examens sanguins hyperactivité et trouble de l’attention. La stratégie de traitement assignée a duré un an, mais les patients ont été suivis pendant six mois supplémentaires pour voir combien de temps tout gain a duré. Qu’ont-ils trouvé? Après 12 mois, les patients traités intensivement étaient significativement plus susceptibles que les témoins d’atteindre les objectifs fixés par l’Association canadienne du diabète: une concentration sérique d’HbA1C de 7% ou moins (12/34, 35% v 3/35, 8%; 0,007), une tension artérielle diastolique inférieure à 80 mm Hg (22/34, 64% v 13/35, 37%, p = 0,02), ou une concentration sérique de cholestérol des lipoprotéines de basse densité inférieure à 2,5 mmol / l (18/34, 53% v 7/35, 20%, p = 0,01). Les résultats pour la concentration sérique à jeun de glucose et de pression artérielle systolique étaient moins convaincants, mais favorisaient toujours le groupe traité (proportion atteignant la cible 14/34, 41% v 7/35, 20%, p = 0,056 pour les deux résultats). La qualité de vie s’est améliorée davantage pour les patients pris en charge intensivement. Six mois plus tard, tous ces gains avaient disparu. Les patients traités intensivement avaient cessé de faire de l’exercice et prenaient du poids. Qu’est-ce que cela signifie? Ce petit essai montre qu’il est au moins possible pour les patients sélectionnés de maîtriser leur diabète, de réduire leur risque cardiovasculaire et d’améliorer leur qualité de vie grâce à un soutien intensif, à l’exercice, au régime alimentaire, à l’éducation et à un traitement médical optimal. Mais cela montre aussi qu’ils ne peuvent pas le faire une fois que le soutien est parti. Les auteurs décrivent leurs résultats comme relativement décevants, en partie parce que l’amélioration n’a pas duré et en partie parce que moins de la moitié des patients ont atteint des objectifs convenus au niveau national, malgré beaucoup d’efforts supplémentaires. Les patients dans le monde réel, et leurs médecins, sont susceptibles de lutter encore plus.